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Le concept des Lecteurs est une initiative de Sylvie Potvin. L'idée lui est venue pendant un voyage à Berline 2003 alors que dans un parc de Kolvitzplatz on commémorait l'autodafé de 1933. Quelques lecteurs déambulaient en lisant à voix haute  des oeuvres qui avaient été brûlées 70 ans plus tôt. Les passants s'arrêtaient pour écouter, s'assoyaient ou suivaient les lecteurs qui marchaient en lisant.

Quelques années plus tard l’idée des Lecteurs est revenue lors d'un atelier de créativité. Le professeur demandait d'écrire un un moment de grand bonheur. Et le souvenir est revenu. L'idée de lectures au parc a été proposée à l'Arrondissement du Plateau-Mont-Royal qui en a déployé avec succès deux éditions en 2013 et 2014. Le programme des Lecteurs au parc était simple : pour chaque soirée, il y avait une lecture pour les enfants suivie d’une lecture pour les adultes. Des auteurs, tels que Dany Laferrière, Abla Farhoud, Marie Larocque, et Duygu Özmekik ont lu leurs oeuvres au parc Baldwin et au parc La Fontaine. Plusieurs comédiens se sont prêtés avec enthousiasme à l'exercice pour lire Tremblay, Laferrière, García Marquéz, Miron, Fitzgerrald, Sepúlveda et autres.

Ce concept offre une grande souplesse et peut être adapté à plusieurs contextes. Une salle de spectacles, un lieu de réunion, une bibliothèque, une librairie, une résidence privée, bref les possibilités sont multiples et ne demandent qu'à être explorées.

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Extrait de Semen, la revue sémio-linguistique des textes et discours 
(…) Les échanges oraux constituent l’essentiel de la communication dans certaines communautés humaines. Ils dominent dans les besoins de communication quotidienne, le divertissement et la transmission des savoirs. Ces communautés humaines sont dites sociétés orales. Cauvin (1980) qualifie la société orale de  groupe humain qui fonde la plus grande partie de ses échanges sur la parole. Pour lui, une société orale lie son être profond, sa mémoire, son savoir, son passé, ses conduites valorisées et leur transmission aux générations suivantes, à la forme orale de communication. En d’autres termes, ce n'est pas seulement un échange de messages dans l'instant présent, mais bien au-delà il y a un échange entre le passé et le présent, avec ce qui fait que telle société dure à travers le temps parmi d'autres sociétés. La conception de Cauvin nous semble acceptable car elle met l’accent sur le lien présent/passé qui est un des principaux rôles de la parole dans les sociétés orales.

… et c’est pour ça que je lis;  pour ramener la parole d’auteurs que j’aime
et contribuer au plaisir de se raconter des histoires qui ont un sens.





« C’est ma façon de participer au monde. Je souhaite davantage voir sur scène des gens qui sont imprégnés de littérature qu’y voir de la littérature… Je ne cherche donc pas d’abord une forme qui pourrait accueillir cette littérature, mais d’abord des gens qui me laisseraient découvrir la littérature qu’ils portent en eux. C’est conséquent avec l’idée de lecteur. Rendre visible une littérature invisible. Voilà ce qui m’intéresse. »  
                                                           Tiago Rodrigues, Teatro Nacional de Libonne
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Dans le Devoir du vendredi 22 mai 2015 Josée Blanchette a écrit sur les bienfaits de la lecture au tout-petits dans sa chronique intitulée Je ne suis pas un poisson.
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¨D'un livre, j'attends qu'il travaille comme un miroir, qu'il travaille pour moi. J'attends aussi qu'il me donne, qu'une sorte de lumière monte de lui. Et j'attends, enfin, de rencontrer un humain parce que je crois que c'est la chose sans doute la plus rare au  monde, une rencontre, une vraie rencontre. J'attends qu'une personne sorte du livre et se mette à me parler et, en me parlant, me découvre, moi.¨
                    Christian Bobin, auteur de La Plus que vive, Éloge du rien, Une petite robe de fête et autres.


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Les premières lectures publiques en Occident:
Né en 30 av.J.C. à Chieti (Abbruzes) le consul Gaio Asinio Pollione a créé à la première bibliothèque publique où il a introduit la pratique de récitations (lectures publiques), dans des salles spéciales, de prose et de poésie.

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Des souvenirs du passage des Lecteurs au parc Baldwin, étés 2013 et  2014

Des auteurs et lecteurs ont lu des histoires pour enfants et des extraits de romans. En 2013 le thème était l'Amérique et en 2014, c'était La vie sur le Plateau Mont-Royal.

Marie Larocque
 Jeanne chez les autres paru en 2013 (Tête première)

Marie Larocque, c’est aussi Mémé attaque Haiti, la blogueuse montréalaise qui mâche à peu près tout sauf ses mots. Mère de cinq enfants et deux fois grand-mère, cette voyageuse déchaînée vit de traduction, de rédaction et de beaucoup de distractions. En 2013, elle signe Jeanne chez les Autres, un premier roman à la fois drôle et poignant qui sera chaudement salué par la critique.
                                                                                     
 En 2014, les histoires pour enfants étaient une gracieuseté des Éditions Les 400 coups.                                                                                                                   


Clotilde Seille
Clotilde est animatrice radio sur Canal M (la radio de Vues et Voix), cet organisme qui permet aux malvoyants, aux non-voyants et aux personnes qui sont incapables de tenir un livre d'accéder au contenu des documents imprimés.



Abla Farhoud
Abla Farhoud a lu Le sourire de la petite juive paru en 201(VLB). Dramaturge et romancière, Abla Farhoud a reçu plusieurs prix, dont le Prix littéraire France-Québec pour Le bonheur a la queue glissante et le Prix du Roman francophone pour Le fou d’Omar.



Sylvie Potvin

Sylvie a lu des histoires aux enfants et des extraits de 
Michel Tremblay©Hugo-Sébastien Aubert
La grosse femme d’à côté est enceinte de Michel Tremblay. Il s'agit du premier tome des Chroniques du Plateau-Mont-Royal qui s'ouvre sur la journée du samedi 2 mai 1942 avec son lot de drames et de joies. (Leméac)








Claudia Larochelle, l'animatrice de l'émission Lire à ARTV, est auteure du recueil de nouvelles Les bonnes filles plantent des fleurs au printemps .
Elle a été codirectrice du collectif dont elle signait un des textes Amour & libertinage, par les trentenaires d'aujourd'hui (Les 400 coups, 2011)
Claudia Larochelle
Dany Laferrière ©Sylvie Potvin

Claudia a lu Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer de Dany Laferrière publié chez Lanctôt en 1985.
Première œuvre de Dany Laferrière, ce roman a connu un succès retentissant dans plusieurs pays, notamment dans le monde anglophone où l'on a comparé son auteur à Bukowski et à Miller. Claudia Larochelle nous semble la lectrice idéale pour ce texte savoureux.








Joseph Bellerose
Joseph Bellerose a lu La canicule des pauvresde Jean-Simon Desrochers (Herbes rouges, 2009)
Jean-Simon Desrochers ©Gyorgyi Galik
« Pour son premier roman, Jean-Simon DesRochers nous convie à un bal de mœurs trash et de personnages repoussants. Par son style magnifiquement touffu, l’auteur arrive à nous attendrir et à donner à cet univers glauque une beauté singulière. »
                                         Anne-Marie Genest, Pantoute

Jean-Simon DesRochers est né à Montréal. 
« Du Plateau pauvre de mon enfance, de celui qui a vu pousser l'édifice du Journal comme un point final à cette section de l'avenue du Mont-Royal, très chère avenue que j'aimais tant parcourir à vélo à quatre heures du matin, de ce Plateau qui est maintenant une autre histoire, je me suis fait l'idée d'un centre à côté du centre, d'une cité dans la ville, là où quelques façades, quelques escaliers et certains parcs mènent vers de vieux souvenirs, ceux que je garde pour moi. »


Francine Noël ©Pierre-Lou

Francine Noël a lu des extraits de quatre de ses romans Maryse,  Myriam première, La conjuration des bâtards,  et J'ai l'angoisse légère publiés chez Leméac.

Grande fresque sociale qui part du Plateau, qui nous emmène à Mexico
et nous ramène près du Parc La Fontaine, on voit un Québec résolument moderne tourné vers l’universel. Son roman Maryse a été sélectionné dans la Petite bibliothèque du parfait Montréalais





Mathieu Gosselin
Gaston Miron
Mathieu a lu Un long chemin (Hexagone). Ce recueil dans lequel Marie-Andrée Beaudet et Pierre Nepveu ont rassemblé les essais que Gaston Miron avait joints à l’Homme rapaillé contient aussi des articles parus dans des revues aujourd’hui introuvables, des conférences restées inédites, des discours de réception, des préfaces, des hommages offerts à des amis, des interventions politiques, des prospectus et d'autres textes d’éditeur. Ces proses de circonstance nous restituent l’homme dans toute son ardeur et sa générosité. Un long chemin permet de refaire l’itinéraire intellectuel de Miron et, en même temps, de revoir l’évolution du Québec sur un demi-siècle. Cet ouvrage deviendra vite indispensable aux admirateurs du poète.
                                                   Éditions de l’Hexagone



Pierre-Mathieu Le Bel
Pierre-Mathieu Le Bel a lu des extraits de son livre
Montréal et la métropolisation - Une géographie romanesque
Il est géographe spécialisé en géographie sociale et culturelle urbaine. Il s’intéresse aux mégaprojets et méga-évènements urbains ainsi qu’au patrimoine urbain et aux représentations spatiales. C’est à ce titre qu’il s’intéresse à la géographie littéraire et qu’il a écrit Montréal et la métropolisation - Une géographie romanesque (2012).  Il contribue à l’occasion au périodique À bâbord!.

Ce qu’il dit de la ville : « J’aime la ville parce qu’elle est l’espace de la rencontre de l’altérité. Montréal me semble avoir ceci de particulier que l’altérité qu’on y côtoie a le visage du marcheur plutôt que la carrure du gratte-ciel. C’est un New York à échelle humaine. »

Voici quelques exemples de ce qu'a rapporté la presse écrite à l'été 2014 sur l'état de la lecture au Québec:
Mélanie Loiselle traite des avantages de la lecture sur papier pour mieux comprendre.

Fabien Deglise nous explique comment la version papier est plus forte que la version numérique

Mélanie Loiselle a écrit un article sur les coupures de financement des bibliothèques scolaires pour l'achat de livres.


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Les Lecteurs au parc, rapport d'activités de l'été 2013 (pdf)

1 commentaire:

  1. La lecture dans les médias
    Voici ce que rapporte la presse écrite sur l'état de la lecture au Québec.

    Le samedi 16 août 2014, Mélanie Loiselle traite des avantages de la lecture sur papier pour mieux comprendre.

    Le 20 août, Fabien Deglise nous explique comment la version papier est plus forte que la version numérique

    et le 21, Mélanie Loiselle a écrit un article sur les coupures de financement des bibliothèques scolaires pour l'achat de livres.

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